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Roland DORGELES

à Amiens, Paris, Longvic, Chanteloup, Cassis
Le jeudi 14 août 2003 par Terresdecrivains.com
"C’est un peu inquiétant, mais les gens qui vous ont connu, on les rencontre autour de l’Académie Goncourt ou au bagne."
André Warnod.
"Un roman est le miroir de l’époque où il a été écrit, et la véritable physionomie de la guerre, on la trouvera dans les romans, non dans les manuels."
Dorgelès dans Les Nouvelles littéraires du 11 janvier 1930.
Dorgelès est un bohème marqué à jamais par la guerre. Par sa violence et par l’indifférence : indifférence de ceux de l’arrière pendant le conflit, (…)

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> Roland DORGELES

Le dimanche 27 février 2005

Il serait temps de tordre le cou à la rumeur qui veut que Gus Bofa ait participé à la vie du journal Gringoire.

Lancée par un article peu documenté de BD-Scope en avril-mai 1997, qui affirmait que Bofa avait suivi Gringoire "jusqu’au bout, dans sa dérive du centre-gauche à la franche extrême-droite antisémite", elle est démentie par les recherches de François San Millan, auteur d’une définitive Bibliographie de Gus Bofa.

On y découvre que Gus Bofa a publié en tout et pour tout deux dessins dans Gringoire, d’ailleurs dépourvus de tout caractère politique : "la rue neuve en béton armé" dans le n°3 (23/11/28) et un portrait de Maurice Constantin-Weyer dans le n°6 (14/12/28). Il faut rappeler, pour expliquer la présence de ces deux dessins, que Gus Bofa appréciait le talent de polémiste de Henri Béraud, "sorti du peuple et socialiste sincère" (Gus Bofa, Le Crapouillot, février 1926) et qu’en 1928, Béraud n’avait pas encore pris le virage qui devait, à partir du 6 février 1934, l’amener à droite.

Aucun des contemporains de Gus Bofa, que ce soit Galtier-Boissière, Pierre Mac Orlan, André Warnod, ou Georges Charensol, ne semble avoir même remarqué sa (brêve) collaboration à Gringoire et encore moins lui en avoir tenu rigueur.

Emmanuel Pollaud-Dulian.