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Hirson

Le lundi 3 mai 2004 par David Delannoy
"L’horizon se coupe brusquement devant des pâturages bocagers entourés de haies ; des rivières sillonnent le sol argileux, des cours d’eau se perdent dans les sous-bois où jaillissent des sources fraîches d’une extraordinaire pureté auxquelles se rattachent de gracieuses légendes."
Paule Roy, Clartés sur ma Picardie.
6H33, gare routière de Laon.
En route pour Hirson, au fin fond du département. L’autocar de la S.NC.F file tranquille sur la nationale 2, perçant au passage quelques (…)

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> Hirson

Le jeudi 15 décembre 2005

Votre page est un délice.

Le lecteur, un cochon de sudiste, ne peut lire sans s’émouvoir vos lignes. Tout me rappelle cette sensibilité du Nord [au sens large] ; là où l’histoire a maillé des peuples de cultures différentes… les Anglo-saxons, les Germains, les Romains, les Flamands, les Vikings, les Espagnols, les Polonais et, depuis peu, diverses ethnies africaines.

Passionné de Maxence van der Meersch, qui risque fort de tomber dans l’oubli, et de Marc Blancpain qui ont su, à leur manière, plonger, par leurs extraordinaires qualités littéraires, les provinciaux de l’autre bout de l’Hexagone dans ce climat chaleureux qu’Enrico Massias, en son temps, fit vibrer avec "Les gens du Nord".

Je ne voudrais pas altérer ce propos avec un petit bémol pour Ernest Lavisse. Cet historien, à mon sens, nous présenta notre pays avec quelques accents qui frisaient, selon moi, le "nationalisme" et un certain "affranchissement" de réalités pondérées dans sa manière de situer l’historicité de notre pays.

Je n’ai, par exemple, pas souvenance d’avoir lu dans ses ouvrages que l’homme du 18 brumaire fut un félon qui assassina la République et rétablit l’esclavage.

Vous avez, superbement, suscité un engouement pour ces confins de la Thiérache et de la Belgique francophone.

L’Oise, la Deûle, l’Escaut valent bien, au regard de la nature, ma belle Dordogne. Il faut que je m’arrête… mes concitoyens me taxeraient de traître.